Découvrez le portrait de Charly, ex-analyste financier reconverti en coach sportif.

Aujourd’hui je vous invite à découvrir le portrait de Charly. Charly accompagne aujourd’hui les personnes qui souhaitent se remettre en forme et commencer une transformation physique grâce à un suivi sportif et nutritionnel avec sa structure Elevate.

A 28 ans Charly a déjà eu plusieurs vies professionnelles, analyste financier, coaching en gaming et coaching sportif. J’ai souhaité aller à sa rencontre pour comprendre les questionnements et les clés qui l’ont mené à cette reconversion professionnelle.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Je ne commencerai par me présenter en indiquant mon métier. Je pense qu’on ne se défini pas forcément par son métier. 

Je suis un être humain qui se pose pleins de questions sur ce que j’aime faire. J’aime pas mal de choses de la vie et je les expérimente à fond! Et finalement ça m’amène à un endroit que je n’avais pas forcément visé à la base.
Aujourd’hui je suis coach en transformation physique, j’accompagne les gens dans leur transformation, mais ça ne m’empêchera pas demain de faire complètement autre chose.

Quelles études as-tu faîtes?

Un bac scientifique

Je pense qu’on nous demande trop rapidement de choisir une voie. Dès le lycée on nous parle de portes qui s’ouvrent et se ferment. J’ai fait un bac scientifique, en me disant que je souhaitais garder le maximum de portes ouvertes. Apparemment sur les autres filières, il y a des portes qui se ferment. Du coup j’ai fait un bac S dans cette optique. Je n’étais pas plus rassuré sur mon choix à ce moment là, une fois mon bac obtenu je savais absolument pas quoi faire.

Une fac de droit

Sur les conseils de mon père, je me suis lancé sur une école de droit. C’est vrai que je trouvais ça intéressant donc j’ai décidé de faire ça. Rapidement, je me suis rendu que ça me correspondait pas. 

Un IUT Finances

Je suis aller voir un conseiller d’orientation et hop sur la même année je change et je me retrouve en IUT finances.

 Tu t’es tourné vers un conseiller d’orientation car le Droit ne te plaisait pas ?

Le Droit c’était trop scolaire pour moi, ça ne correspondait pas forcément. D’ailleurs en Droit un de nos profs nous a dit “regardez qui est à votre gauche, qui est à votre droite, si à la fin de l’année eux ils sont encore là ça veut dire que vous, vous n’êtes plus là”. Et moi j’étais le premier à me dire : Moi je serais là, je vais rester jusqu’à la fin de l’année.


On se retrouve comme ça sur une professionnalisation mais c’était beaucoup trop tôt. Je me retrouve en finances quelque mois plus tard. C’est comme si je m’étais déjà reconverti une première fois. Et je m’y suis mis à fond, je me mets vraiment à fond là dedans. Et c’est devenu à ce moment là une passion.

Tu t’es tourné vers un conseiller d’orientation car le Droit ne te plaisait pas ?

Pas vraiment. Là bas on te met devant un questionnaire et à la fin on te dit que tu seras astronaute. J’ai eu beaucoup de vies avec ces ordinateurs là. La dernière fois ma conseillère m’a parlé d’un IUT en finances et comptabilité et je me suis dis pourquoi pas, on va voir ce que ça donne. Et ça m’a pas mal intéressé comme beaucoup d’autres choses, mais j’avais pas envie de rester toute ma vie comme ça à tester un milliard de filières donc je me suis dit “ça on va le faire à fond et on va voir ce que ça donne”.

Qu’est ce qui t’a plu dans le métier d’analyste financier?

Ce qui m’a plus c’est la difficulté, à la base je suis pas du tout un matheux, à la base je suis littéraire  et c’est pour ça que je me suis tournée vers les maths! Ca peut paraître bizarre, mais c’est comme ça que je fonctionne, j’aime bien la complexité. Au début j’étais naze, c’était vraiment pas évident et du coup comme on dit dans le gaming (on reviendra plus tard sur le gaming) j’ai “tryharder” le truc, je me suis vraiment donné à 300% sur le sujet. 

Mon but c’était de passer d’un niveau assez médiocre à “je me maîtrise bien ce domaine là”. Mon premier job c’était de la finance appliquée à du logement social. Comment optimiser l’aspect financier, le montage financier pour construire un maximum de logements, pour accueillir des personnes ne pouvant pas se loger dans le parc privé.


Apprendre tous les rouages de la finance appliquée aux logements social. En parallèle j’étais lancé dans le gaming. Je jouais aux jeux vidéos et j’ai professionnalisé cette passion. J’ai commencé à donner des conseils là dedans. 

Comment professionnalise-t-on sa passion pour le gaming ? 

Il y a des gens qui sont passionnés par les jeux vidéos et qui vont rencontrer des blocages, qui peuvent être dus à tout un tas de choses. C’est souvent un blocage qui va être lié à un temps d’apprentissage. Tu peux atteindre ce point par toi même tout seul mais en 10 ans peut-être. Avec un coach tu va y arriver plus vite. Le coach t’amène son histoire et va apporter un autre regard. Tout comme tu prendrais des cours de piano, de dessins ou de peinture, certains vont se faire coacher sur le gaming. Les gens vont investir pour devenir meilleur dans leur passion. 

Au début j’ai commencé par des jeux vidéos de tir et j’ai commencé à voir, la profondeur de ces jeux là. C’est à dire, tous les paramètres que tu commences à voir quand tu commences à énormément jouer. C’est plus profond que geeker avec ta souris. C’est du team play, c’est de la réflexion, c’est des aspects psychologiques et des capacités sportives dans un sens. Tu dois êtes concentré, alerte, avoir une profonde connaissance du sujet et des personnes qui sont en face de toi. Et ça, le sujet, je l’ai énormément étudié, je me suis intéressé à ça à fond et j’ai compris les mécanisme qui permettent de performer à peu près sur n’importe quel jeu. Si bien que les personnes souhaitant atteindre ce niveau là pour tester le plus haut niveau sont venus me voir pour me demander des conseils.


C’est comme ça que je me suis retrouvé à développer une passion dingue pour la pédagogie, j’ai commencé à expliquer à des personnes, selon leur profil car tout le monde entend les informations d’une manière différente, comme performer dans la gaming. Et du coup je me suis engouffré à fond là dedans, si bien que j’ai hésité à quitter la finance pour me mettre à fond dans le gaming. Avec le gaming je gagnais de quoi payer mon loyer et mes charges sans soucis. De l’autre côté on me proposait un CDI en analyse financière. C’est quelque chose qui se refuse pas trop, surtout pour mes parents. J’avais un peu ce choix à faire entre les deux et j’ai accepté le CDI, mais j’aurais très bien pu continuer dans le gaming.

La pédagogie j’adore ça, j’adore enseigner, j’adore voir des gens évoluer, voir des personnes passer d’un point A à un point B.

Dans mon job d’analyste financier, j’ai eu un second éclat au moment où j’ai commencé à encadrer des personnes. Au début j’étais alternant, puis j’ai eu un contrat et quand j’ai commencé à avoir la responsabilité de nouveaux alternants, j’ai retrouvé cet esprit pédagogique: expliquer les rouages financiers à des personnes qui n’y connaissent rien. Et là j’ai compris que c’était la pédagogie qui m’animait, c’est ça qui me plaisait. Et j’ai choisi l’analyse financière.

Pourquoi n’as tu pas continuer la gaming en parallèle de ton job?

C’était impossible avec la charge de travail de mon poste d’analyste financier. J’étais très proche du burn out, j’avais une fatigue physique et mentale trop forte. Je l’ai fait au début, mais j’arrivais avec une tête de zombie au travail. Ce n’était pas tenable, on est humain et on a besoin de moments pour se reposer.

Comment est-ce que tu es tombé dans le sport?

J’étais un grand fan de jeux vidéo et j’ai arrêté du jour au lendemain. J’avais alors un grand manque dans ma vie, un manque de performance et d’acharnement sur quelque chose. Je me suis alors vraiment intéressé au sport, c’est à ce moment que j’ai acheté à peu près tout le rayon de la FNAC sur le sport, la nutrition et tout. Je passais tout mon temps à lire des choses dessus à m’entraîner, à tester sur moi. Dès que j’apprenais la moindre chose, je l’expliquait à mon entourage. Je me suis à 200% la dedans, mais à ce moment là, c’était simplement un exutoire à côté du boulot. C’était quelque chose que j’adorais profondément, à aucun moment je me suis dit que cette passion là, j’allais la professionnaliser.

Comment est-ce que ça s’est professionnalisé ?

Le fait que mon entourage me voit toujours avec mes bouquins, manger différemment aux pauses dej…,forcément les gens posent des questions et s’intéressent. Aussi, j’étais dans une grosse boîte 4500 salariés quand même, donc les gens en entendaient parler et venaient me demander des conseils. Je donnais des conseils tout le temps et j’adorais ça. Je n’ai jamais fait payer pour ça. J’adorais expliquer et aussi être face à des impasses, des problématiques que je ne connaissais pas. J’adore foncer dans les bouquins chercher les réponses, pour vraiment bosser le sujet sans jamais me substituer à un kiné ou une médecin.

J’étais à ce moment là toujours passionné par mon taff, mais ce qui me plaisait le plus là dedans c’était l’encadrement. Aider les autres à devenir meilleur et les voir aimer ce qu’ils font. Pour moi ce qui est vraiment important c’est le chemin vers l’objectif, au final l’objectif on s’en fout, c’est vraiment le chemin qui est important. Ce qui me passionnait à ce moment là c’était l’encadrement et la pédagogie.

 Comment as-tu quitté la finance pour le coaching sportif?

J’étais assez ambitieux sur mes capacités et je voulais faire énormément. Je bossais 7j / 7 et mon temps de sommeil était rogné. Mon peu de temps hors taff, il était pour dormir et je me gardais un minimum de temps le matin pour aller à la salle de sport. Et ça m’a amené à un vrai burn out.

Je me suis donc retrouvé chez moi à ne plus pouvoir rien faire. J’étais en arrêt de travail. Un peu avant le burn out, je m’étais dit que j’adorais accompagner des personnes sur la transformations physiques. 

Du coup j’ai commencé un an et demi avant cette situation, à côté du boulot. Je commençais à coacher des personnes à distance, le soir quand j’avais du temps libre. D’une part, pour voir si ça me plaisait vraiment. D’autres parts, pour voir si ça plaisait aux personnes à qui j’enseignais. Ca à commencer à prendre et j’ai quand même voulu me sécuriser financièrement, donc à côté de mon job j’ai commencé à investir dans l’immobilier. Je ne voulais pas avoir la corde financière, je me suis demandé comment faire pour être financièrement stable et vivre de ma passion. Mon passé m’a servi, le fait d’avoir des études en finances et en immobilier, j’ai appris sur ces domaines.

Une fois sécurisé j’ai démissionné et je me suis lancé dans le coaching sans avoir la peur de me retrouver à la rue du jour au lendemain, car j’ai fait ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas.

Qu’est ce que tu souhaitais faire comme métier étant enfant?

Moi je voulais tout faire, pompier, footballeur… Pour moi les idées quand tu es jeune ce n’est pas tellement parlant. Ce qui est important c’est de prendre conscience que tout ce que tu apprends c’est transférable. Tu t’en doutes pas aujourd’hui, mais ces compétences elles vont te servir dans le futur. C’est vraiment ce qui est intéressant dans la reconversion professionnelle. Tu as acquis un maximum de choses que tu vas pouvoir optimiser. aujourd’hui je possède un réseau que je n’aurais jamais eux sans passer par là, je possède des compétences et une confiance en moi que je n’aurais jamais eu sans mon passé.

 Le mot de la fin

Ne te lance pas dans quelque chose pour réussir. Regarde toi, fais un point sur tes compétences et tes faiblesses. Et de là, y a pleins de choses qui vont ressortir. Le fait de les marquer sur le papier y a pleins de choses qui vont émerger. Un side project ou une reconversion en fonction de ce que tu recherches. Faire de ta passion ton métier, c’est quelque chose qui peut se faire naturellement. Les gens vont sentir que tu aimes ça et toi même tu vas être porter par quelque chose de plus qu’un salaire. Il va vraiment y avoir quelque chose de plus derrière. 

Remerciements à Charly

Pour moi, Charly c’est un peu la personne qui a déjà eu quatre vies, entre le droit, la finance, le gaming, le sport et il n’a même pas encore 30 ans. Et encore, j’en suis sûre qu’il y en a une partie que je ne connais même pas. Une détermination à toute épreuve et une curiosité illimitée, je pense que par dessus tout Charly aime apprendre, s’enrichir et grandir. Il n’a pas peur de prendre des risques même s’il a pris le temps d’assurer ses arrières. Je trouve sa capacité de passer d’un secteur d’activité, à un autre, fascinante. Et ça, toujours avec passion.

Le side project a permis à Charly de tester son activité de coach sportif et de confirmer son envie d’en faire son activité principal. Aujourd’hui en plus d’être coach sportif Charly développe sa présence sur les réseaux sociaux et a même créé une chaîne Youtube, il continue d’apprendre et de diversifier ses connaissances. Mais où seras-tu dans 5 ans Charly?