Découvrez le portrait d’Emilie, fondatrice de l’Aixploreuse et Brand Content Manager chez Maytronics

Aujourd’hui je vous amène à la rencontre d’Emilie que j’ai toujours admirée pour sa capacité à créer du contenu, fédérer une communauté, mettre sur la table de nouveaux projets tout en travaillant à plein temps pour l’entreprise Maytronics.

Nous avons décider de tester le format podcast avec Emilie, vous pouvez donc retrouver directement l’intégralité de l’interview sur Soundcloud. Mettez vos écouteurs et appuyez sur play.

Est-ce que tu peux te présenter ?

Mon prénom c’est Emilie, j’ai lancé le blog L’Aixploreuse, il y a maintenant 4 ans. C’est vrai que l’on ne me connaît pas vraiment sous mon prénom car je reste assez mystérieuse sur ce côté privé. J’échange pas mal de choses avec ma communauté, les internautes, mais pas vraiment sur l’aspect privé.

J’ai créé le blog « L’Aixploreuse » lorsque j’habitais à Aix. Je revois encore le moment où j’ai eu l’idée du blog, j’étais assise sur mon canapé. A cette période j’allais beaucoup au restaurant. Et, je ne suis pas quelqu’un qui utilise Tripadvisor, j’utilise plutôt Instagram pour découvrir l’univers du restaurant et comprendre s’il correspond à ce que je recherche. Petit à petit, je me suis dis qu’il fallait que je crée quelque chose par rapport à ça. D’autant plus que je travaille dans le marketing, et que le côté créatif c’est vraiment une chose qui m’anime dans mon quotidien. Du coup, ce jour là je me pose dans mon canap’ et je me suis fais un vrai BrainStorming pour trouver un nom de blog.

Je fais d’ailleurs ce BrainStorming à l’écrit. Aujourd’hui on est surchargé par le digital, les ordinateurs, le téléphone… Mais moi je continue à écrire au quotidien. J’écris les citations que je peux voir, j’ai commencé ça l’an dernier, j’écrit sur un petit carnet et j’en suis déjà à mon deuxième !

Du coup, je me met à regarder un peu les prénoms et le nom des blogs sur Instagram. Et alors j’ai pensé à L’Aixploreuse. C’est vrai que quand j’étais petite j’avais déjà ce côté d’exploratrice. J’aime beaucoup découvrir, je suis une personne très curieuse. Et comme j’habitais sur Aix, j’ai fait le jeu de mot avec la ville de Aix : Aixploreuse.

Du coup je me suis empressée d’aller voir sur internet pour voir s’il n’y avait pas de marque, si le nom n’était pas déposé ou quoi que ce soit. Sans trop savoir ce que j’allais pouvoir en faire par la suite. Parce que moi c’est vrai que je suis quelqu’un qui n’aime pas trop se projeter, ce qui me définit, c’est la spontanéité.

Et je pense que c’est un précieux conseil, c’est important de rester soi-même et de faire des choses, simplement pour ce que l’on ressent et par envie.

Alors j’ai entendu dire que tu avais pour projet d’ouvrir un bar à soupe, d’où vient ce projet?

Actuellement je suis au marketing chez Dolphin, un groupe Israélien, mondial, et où je travaille pour la filiale française. Avant d’atterrir dans cette belle entreprise, je travaillais pour le groupe France Boissons, toujours au service marketing. J’étais sur un poste plus opérationnel,je me déplaçais dans les bars et hôtels de la ville d’Aix. Je rencontrais finalement des commerçants, et je me disais bien que j’avais un truc à faire là-dedans. C’est vrai que Aix c’était le bon endroit. C’est une ville assez féminine, où les gens sont assez apprêtés, et font donc attention à leur image. Du coup, je m’étais mis en tête cette idée de créer un bar à soupe.

Je n’avais pas l’intention de gagner de l’argent avec l’Aixploreuse, l’idée c’était vraiment de créer un univers autour de ça et une communauté autour de la restauration et de la ville d’Aix.

Ce dont on a besoin c’est de créer une histoire, une histoire et une communauté.

Au final ce projet n’est plus vraiment d’actualité, L’Aixploreuse a évolué vers d’autres routes.

Il me semble que tu as fait aussi des petites missions de conseils en présence digitale pour des commerçants et artisans locaux. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce côté là?

C’est vrai que l’Aixploreuse quand je l’ai créé je ne savais pas du tout où j’allais. Et si je pouvais revenir quatre ans en arrière, je me dirais « Wahhou, c’est incroyable ce que c’est devenu! ». Mon objectif avant toute chose c’était le local, mettre en avant des restaurants et faire profiter mon audience de ces recommandations. 

Ensuite j’ai eu une démarche d’accompagnement des petits commerçants car j’ai reçu des demandes de leur part. Ce n’est pas du tout venu de moi, j’ai eu des demandes, ce sont les restaurants qui se sont tournés vers moi en me disant qu’eux ils ne savaient pas trop y faire en communication, où alors ils le faisaient eux même mais c’était mal fait. Et donc ils recherchaient quelqu’un pour les aider.

Et je me suis dit pourquoi pas, l’univers me plaît et le marketing ça me plaît.

Donc je me suis lancée, j’ai accompagné quelques restaurants et j’ai un peu stoppé car c’est beaucoup de boulot. Et je n’avais pas la possibilité de me déplacer autant que je voulais pour faire des photos, arriver à suivre les échanges et messages privés. Du coup j’ai arrêté et je me suis focalisé sur l’Aixploreuse et mon job chez Dolphin.

Au départ j’arrivais vraiment à m’investir dans les projets, mais je me rendais compte que ce n’était pas vraiment complémentaire. J’ai déjà un poste à responsabilité et je ne voulais pas faire quelque chose pour le faire mal. Donc j’ai préféré m’investir à 100% dans les projets actuels et j’ai arrêté en bonne et due forme.

Emilie a pu jouer un véritable rôle d’accompagnatrice pour ses petits commerçants et les éduquer sur l’enjeux des réseaux sociaux pour leur activité. En se créant un univers autour de la restauration à travers les réseaux sociaux, elle avait cette casquette d’experte Instagram et communication pour eux. Bien qu’elle n’ai pas souhaité continuer dans cet univers là, je trouve que son parcours démontre que si l’on suit son instinct et ses aspirations. Des opportunités vont venir se mettre sur notre chemin et nous tendre des opportunités. Et c’est drôle car elle a réussi à mettre en place ce rôle de consultante marketing dans le cadre de son job maintenant.

C’est rigolo car ça me fait penser à une partie du job que j’ai actuellement. J’ai développé il y a 3 ans un kiosque marketing et je vends du marketing auprès de nos revendeurs chez Dolphin. Le produit de Dolphin c’est un robot de nettoyage pour les piscines. Le robot est vendu aux utilisateurs finaux par nos revendeurs, on ne fait pas de vente en direct. Et du coup aujourd’hui je vends du marketing auprès des revendeurs donc ça a un petit lien.

Est-ce que tu penses que l’Aixploreuse t’a donné l’opportunité d’avoir une évolution interne au sein de Dolphin?

Ça fait trois ans que je suis rentrée dans la société, je suis en CDI et je suis rentrée en tant que chef de projet. Quand je suis arrivée on allait faire un partenariat avec Philippe Lucas pour une grosse campagne nationale et il n’y avait pas de réseaux sociaux. Donc j’ai justement taper du poing sur la table en disant qu’il nous fallait des réseaux sociaux afin de pouvoir profiter de cette belle campagne. Donc j’ai commencé à mettre ça en place et à travailler le print. Et au bout d’un moment, le print j’en avais un petit peu marre. Je faisais beaucoup de choses, il n’y avait pas de présence réseaux sociaux, Je commençais à étouffer un petit peu. Et moi finalement, je suis quelqu’un qui a besoin de nouveautés. C’est ce qui m’anime au quotidien : de nouvelles choses et de nouvelles expériences. Et je voulais autre chose.

J’ai été démarché, j’ai eu une proposition et j’ai rencontré ma chef, on a parlé. Je lui ai annoncé que moi j’aimerai aller vers un poste de brand content. Le brand content, c’est la création de contenu. En Brand Content, on vend une histoire, on vend des émotions et j’ai présenté ça à ma chef car je trouvais ça important que l’entreprise en bénéficie et finalement, elle a été convaincue et ils m’ont fait une proposition que j’ai évidemment accepté.

Et c’est vrai que quand Maytronics m’a démarché je me suis dit « waaah les robots de piscine, mais qu’est ce qu’on va pouvoir raconter autour de ça » . Et encore une fois il faut être curieux et créatif, il faut s’inspirer de ce que font les autres marques, voir ce qui se fait dans les autres secteurs d’activité. D’ailleurs chez Dolphin, j’ai créé l’année dernière « La minute aquatique » où j’interviewais des consommateurs Dolphin, notamment Laure Manadou, qui nous a fait bénéficier de 200 000 vues sur la vidéo. Et ça c’est un exemple concret du Brand Content.

Je suis assez impressionnée de la manière dont Emilie a réussi à créer une véritable histoire et du contenu de qualité autour d’un produit si étonnant ! Elle en profite par ailleurs pour faire travailler d’autres artistes, comme par exemple avec cette illustration. Un ton frais et inattendu, je pense que cette illustration illustre le tempérament de notre chère Aixploreuse.

Comment as-tu réussi à allier ton job et le projet ou même les différents projets de L’Aixploreuse?

L’Aixploreuse, c’est vraiment en dehors du travail. Comment j’ai réussi à m’organiser ? C’est grâce à l’une de mes mentors. Une femme dont j’étais très admirative, elle a un poste très important chez Axa, a un mari, 2 enfants, c’est une femme est très cultivée et qui fait beaucoup d’activités sportives. Quand je suis arrivée il y avait énormément de projets à gérer et elle m’a transmis la gestion de projet. Et là, l’Aixploreuse et Dolphin c’est absolument complémentaire. J’arrive justement à m’organiser, dès que j’ai des temps off, j’en profite pour faire quelques choses. C’est vrai que c’est beaucoup de travail, car je suis à temps plein chez Dolphin. Mais l’Aixploreuse, c’est ma vie, c’est moi. C’est quelque chose de naturel, donc j’essaye de m’organiser pour tenir le rythme.

Le projet l’Aixploreuse est beaucoup plus intime. Le projet a d’ailleurs évolué au même rythme qu’Emilie a évolué dans sa vie extra-professionnel. 

Peux-tu nous raconter comment le projet de L’Aixploreuse a évolué?

Avant l’Aixploreuse, c’était essentiellement sur les restaurants et les hôtels.

Et petit à petit le sport s’est installé avec le temps. Même si le sport ça a toujours fait partie de moi, j’ai fait du tennis en compétition et la course à pied je suis tombé dedans il y a six ans, grâce à un ami. Je pense que la course à pied m’a un peu changé, la course à pied c’est ma méditation, c’est ma bulle d’oxygène.

Et petit à petit j’ai amené ça sur l’Aixploreuse, car c’est un outil de vie et que j’ai besoin de partager toutes mes passions.

Moi je ne suis pas à la chasse aux followers, c’est avec grand plaisir que je partage mon quotidien. Je fais des rencontres qui sont magiques. C’est vrai qu’on a tendance à jeter la pierre à Instagram, à dire que ça nous déconnecte. Moi j’y ai fait des rencontres qui sont tout simplement fabuleuses, des rencontres qui sont réelles et non éphémères. Quand je rencontre des gens, je me dis c’est magique que je m’entends bien avec tout le monde. Mais je pense que j’attire des personnes qui me correspondent et c’est pour ça que je ne suis jamais surprise.

C’est d’ailleurs comme ça que j’ai créé des liens particuliers avec Paty, ma prof de Yoga. C’est quelqu’un qui est un peu comme moi, dont les idées fusent, et c’est d’ailleurs pour ça que je l’apprécie tant. Et enfaite en échangeant et en apprenant à plus se connaître, on a compris qu’on adorait toutes les deux le trek et le yoga. On a compris qu’on était complémentaire. C’est vrai que le Yoga tu travaille ce côté souplesse. Du coup s’est mis en tête d’organiser des événements où l’on associe le trail et le Yoga dans la nature. On a dîné ensemble un soir et on décide de l’organiser. On a lancé la communication et on a eu une vingtaine d’inscrits à la première édition du Run’ Aiploreuse au Brusc.

Et c’est vrai que cet événement ça a été la première occasion pour moi de rencontrer ma communauté. C’est vrai que moi j’aime bien ce côté mystérieux. Mais la première édition s’est super bien passé, on a reçu des messages qui nous ont fait vachement chaud au cœur. Et du coup on s’est dit qu’on allait en organiser une fois tous les mois. Car le sport ça fait vraiment parti de la vie quotidienne des sportifs. Et la deuxième édition, on l’a fait à Aix, et on a eu 40 inscriptions et on a du refuser. Et ça s’est encore super bien passé. Ces rencontres c’est aussi l’occasion d’échanger sur soi, sur son boulot, sur tout.

Est-ce que le succès de ces nouveaux projets et les accueils chaleureux de ta communauté ne te donne pas de te donner à 100% pour L’Aixploreuse?

C’est vrai qu’on est tous attiré par l’entreprenariat pour le côté liberté, mais avant toute chose il y a un côté financier. Il faut arriver à se sortir de l’argent. Avant tout de chose le but de L’Aixploreuse ce n’était pas faire de l’argent. Mais oui je me pose des questions, j’ai en tête un projet, que je ne dévoilerais pas tout de suite. Mais c’est sur que le fait d’avoir une communauté qui nous suit et nous soutient, qui nous envoie des messages et nous remercie pour l’organisation de l’événement, ça me conforte. Je trouve tout ce relationnel vraiment génial. La question se pose et je pense qu’à terme je vais créer quelque chose. Parce que j’ai besoin de mes propres décisions, après je veux peut-être m’apercevoir que je ne suis pas faîte pour l’entreprenariat. J’aimerai dans deux ans créer mon concept !z

Est-ce que tu savais ce que tu voulais faire quand tu étais petite?

A la base je voulais être pédiatre. Pourquoi ? Car j’aime beaucoup la médecine. Et enfaite je me suis rendu compte que ça ne me correspondait pas.

Très tard j’ai su ce que je voulais faire, j’ai fait un bac avec option marketing. Ça m’a plu, j’ai continué. J’ai fait un BTS où j’ai rencontré des supers profs et j’étais sûre d’être sur la bonne voie. J’ai continué les études jusqu’à savoir ce que je voulais faire, le marketing ça englobe pleins de choses. C’est quelque chose d’assez général et la possibilité de faire des contrats pros permet d’allier l’expertise avec l’expérience. Ça n’a pas été évident non plus au départ, j’ai fait quand même trois mois sans trouver de travail. Donc tu as un master et de l’expérience, mais on te ferme souvent la porte en argumentant que tu n’en as pas assez.

Chez Axa, j’étais rentré en contact avec un responsable passionné par le cinéma, il est parti de chez Axa et il s’est lancé. Et je l’ai aidé sur la partie communication, je l’ai aidé à faire son crowdfunding et je me suis dit que c’est ça que j’aimais. J’aime beaucoup aider, j’aime beaucoup la com et petit à petit j’ai appris avec le réseau. Le réseau fait beaucoup beaucoup de choses et tous les boulots que j’ai pu trouver en CDD à ma sortie d’école c’était par du réseau.

Le mot de la fin

L’Aixploreuse ça me permet de faire beaucoup de choses au quotidien, et je pense que clairement si je ne l’aurais pas eu je n’aurais pas été aussi créative ou aussi épanouie. Parce que pour moi, on doit tous avoir des passions et se régaler. Je veux me réveiller le matin et me dire que je suis trop contente d’aller travailler. Même si parfois, ou même souvent, c’est beaucoup de stress, j’ai parfois la boule au ventre. Mais j’adore tous les projets que je fais et ce que je fais au quotidien.

Mais avant toutes choses je veux vraiment kiffer ma vie. C’est quelque chose que dit toujours Kiffez, kiffez, kiffez !

Et enfaite on est tous capable de kiffer, il suffit de se poser les bonnes questions, de se mettre en réflexion. On est tous capable de kiffer au quotidien. Et le jour où on kiffe moins il faut être capable de se dire qu’enfaite ce n’est plus ça que j’aime et se dire bah ok je l’aime plus et je vais arrêter. Je peux faire des formations ou changer de travailler. La vie c’est ça pour moi c’est de toucher un peu à tout.

Remerciements à L’Aixploreuse

 J’ai adoré pouvoir échanger avec Emilie alias L’Aixploreuse. Pour moi Emilie, c’est une nana qui m’avait l’air assez cool et dont je suis les nouveaux projets depuis plusieurs années. Et je pensais pendant longtemps que son projet L’Aixploreuse était lié à son projet d’ouverture de bar à soupe. Le projet de bar à soupe était une idée parmis tant d’autres… Et au contraire, L’Aixploreuse c’est un projet qu’elle mène depuis plus de 4 ans et qui évolue à ses côtés. Un projet qui lui a permis de faire des rencontre et qu’il l’a poussé à évoluer sur le cadre professionnelle sur ce qu’elle aime par dessous tout : la création.

J’ai noté 5 principaux apprentissages de notre échanges : 

  • Mettre ses idées à l’écrit peut favoriser la créativité
  • S’écouter et privilégier la spontanéité est une formule qui finira toujours par payer
  • Créer et donner pour son réseau peut ouvrir de nombreuses portes
  • S’entourer de mentors est important pour grandir et se motiver
  • Kiffez! Et quand vous ne kiffez plus changez !

C’est drôle cette expression de kiffer, ça me rappelle l’un des conseils de Quentin, freelance et blogueur. Découvrez l’histoire de Quentin, Le Varois.