Le Varois : le blog de Toulon

Pour la deuxième rencontre de mon blog, j’ai voulu en savoir plus sur Quentin. Plus connu comme étant l’auteur de Le Varois, c’est le blogueur de l’aire Toulonnaise. Si vous bossez sur Toulon, vous aurez surement l’occasion de le croiser à TVT, l’un des plus célèbres espaces de co-working à Toulon. Ou vous avez certainement déjà atterri sur son blog en cherchant les événements du weekend ou des bons plans pour une sortie au restaurant.

J’ai souhaité prendre le temps d’échanger avec Quentin, car je pense que c’est une personne qui participe activement au dynamique de la ville de Toulon et son agglomération. Il aide les petits commerçants, et grandes entreprises, à communiquer auprès des habitants du territoire. Mais il est aussi professeur à l’Université de Toulon. Je me suis demandé à plusieurs reprises, quel était son parcours, alors le plus simple était de lui demander directement.

A la suite de son bac, Quentin a suivi un DUT Service et Réseau de Communication (équivalent actuel de MMI : Métiers du multimédia et de l’internet). Puis une licence professionnelle Management des Organisations. Durant ses études il dû réaliser deux stages, qu’il a choisi de suivre au sein de radios locales.

Comment es-tu devenu Quentin, l’auteur du Varois?

Il a suffi que je décroche mon téléphone un après-midi pour en arriver là aujourd’hui.

 « Je souhaitais absolument effectuer mon stage en radio. Alors un après-midi, je cherche tous les numéros de radios locales et je les appelle. Cela semble facile, mais prendre son téléphone et appeler était très difficile à cette époque pour moi, qui suis un hyper timide du téléphone. A un moment, je tombe sur la radio Nostalgie. Bingo ! Quelqu’un décroche. Le mec me parle, il est super accueillant et super sympas. Et il me dit, je te laisse patienter un peu je dois reprendre l’antenne. Enfaite j’avais appelé le numéro du standard jeu, mais moi je ne savais pas du tout. Il m’a repris au téléphone et m’a dit de lui envoyer mon CV pour l’envoyer à la journaliste. Trois jours après, j’ai reçu un coup de fil et j’y ai fait mon stage. Il a dont suffi que je décroche mon téléphone un après-midi pour en arriver là aujourd’hui.»

La radio. Un environnement et une industrie qu’il a beaucoup aimé. Il s’est pris d’un véritable amour pour le métier de journaliste, mais n’avait pas la volonté de se relancer dans des études après sa licence pour approfondir le métier. Surtout qu’une fois diplômé, il a rapidement été engagé par l’Office du Tourisme de Saint-Tropez. Un nom assez glamour quand on bosse dans la communication et dans le Sud de la France.

Néanmoins, après un an et demi, il a décidé de quitter l’Office du Tourisme pour prendre son prendre envol et se rapprocher de ce qu’il aime: faire des rencontres, sortir, aller sur le terrain et prendre le temps de discuter avec les gens qu’ils rencontrent. Il devient alors journaliste à travers son blog: Le Varois.

En Juillet 2013 il a crée Le Varois et lance en même temps son activité de freelance. Avec le blog, il n’a jamais été question d’avoir une source de revenu. L’idée était de faire ce qui lui plaisait et de vivre sa passion pour le métier de journaliste à sa manière.

Il a créé son blog, car il rêvait depuis plusieurs années du métier de journaliste. Malheureusement dans le Var, il y a très peu d’opportunités autour de ces fonctions. Alors est né l’idée du Varois ! Utiliser ses compétences proffesionnelles pour créer un site et pour faire ce qu’il aime.

Aujourd’hui le blog de Quentin, c’est plus de 30 000 visiteurs par mois ! Sur Le Varois vous retrouverez les meilleures adresses et les événements incontournables de l’agglomération toulonnaise. Je pense que c’est l’un des plus gros blogs de la région. Mais cela ne s’est pas fait du jours au lendemain.

Les début de freelance : entre McDonalds et la maison.

Les débuts de freelances sont souvent les mêmes. On pratique des prix dérisoires, on trouve ses premiers clients au bouche à oreille. On travaille à la maison, ou depuis Mc Do si on est en déplacement ou si l’on veut changer d’air. Aujourd’hui, les freelances ne sont plus obligés de sentir la friture à la fin  de la journée. Les espaces de co-working sont très répandus, sont plus chaleureux et bien plus cools, que le Mc Do, au bout de la rue.

J’ai demandé à Quentin quelle était sa première mission en freelance. Il hérite sa première mission de son travail dans le Golfe de Saint Tropez. Il a réalisé un premier site internet pour une clientèle qui louait des appartements sur Saint Tropez. Bien avant l’heure des Airbnb et de Booking, il fallait à l’époque créé son propre contenu pour toucher sa clientèle. Une mission qui sonne logique vis à vis de son parcours, parce qu’il avait été embauché à l’Office du Tourisme, notamment pour gérer le site internet.

L’un des plus beaux projets sur lesquels tu es travaillé

« Je pense que c’est La rue des arts à Toulon. J’ai commencé à bosser pour eux en septembre 2018. L’idée était de mettre en valeur pleins de petits commerces et pleins de petites initiatives. J’allais donc pouvoir aller à la rencontre de pleins de petits entrepreneurs, des galeries d’arts, des boutiques et même des artisans car il y a un chocolatier et un biscuitier dans le quatier. C’est l’un des plus chouette projet sur lesquels j’ai pu bosser jusqu’à aujourd’hui ! Le projet à une dimension plus particulière, car une seule personne détenait la moitié des immeubles de la rue des arts: Jacques Mikaélian. Un grand entrepreneur de l’industrie du bâtiment. C’est lui qui a investi énormément de temps et d’argent dans ce projet. Je le cotoyais très régulièrement, car c’est lui qui m’avait directement embauché pour travailler sur le projet. Malheureusement, il est décidé subitement en juin dernier. Cela donne une dimension encore plus particulière au projet, car il n’aura vu que la rue des arts pendant deux années. Ce mec c’était le Depardieu local, une personne très droite, très sympas et très généreuse. Il a permis ce renouveau à Toulon, et je me veux de lui rendre ce qu’il nous a donné. »

Le plus gros projet sur lequel tu ais travaillé

« C’est le projet actuel : le cityguide. Après Le Varois le blog, il y a Le Varois : le cityguide. C’est la première fois que je bosse sur un projet et que je le vois aboutir aussi rapidement. Même si pour moi, il n’y a jamais rien d’assez rapide. J’ai bossé à fond dessus et là depuis quelques semaines j’ai commencé à démarcher les sponsors pour financer le projet. Au départ, je n’avais pas de réponse des sponsors, notamment parce ce qu’on était sur la fin de l’été. J’ai un peu paniqué et j’ai pensé que je m’étais lancé dans un projet foireux. Et là, en deux semaines, j’ai vendu la quasi totalité des pages de pub. Donc ça a marché d’un coup et très vite ! Et les sponsors me parlent déjà d’acheter une page dans la deuxième édition alors que la première n’est pas sortie. »
L’idée est de sortir 3 guides par an. En quelques mots, le cytiguide c’est : un guide papier en format poche destiné à mettre en avant les commerces et artisans locaux du Var. Chacun des cityguides comportera entre 40 et 50 adresses, les adresses qui figurent dans le guide ne payeront pas pour y figurer. Les adresses ont été minutieusement sélectionnées par l’équipe (que vous découvrirez bientôt). Et et ce sont les sponsors qui permettent de mettre en avant les meilleurs adresses de Toulon, en soutenant financièrement le projet.

Le projet qui t’as le plus intimidé

« Peut être que c’est le cityguide, car tu y investis de l’argent, du temps et énormément d’énergie. Mais quoi qu’il en soit, c’est rare qu’un entrepreneur soit sûr à 100% de ce qu’il va faire. Les entrepreneurs ont cette capacité à tester et à aller de l’avant quel que soit le résultat.
Par exemple, il y a quelques temps j’avais bosser sur un projet : Le Varois Life. L’idée était d’avoir un annuaire qualitatif en ligne, un peu à la airbnb / fonction discover de airbnb. Il suffisant de poser une question du style « Que faire aujourd’hui ? » ou « Où manger une pizzas ? » pour générer une réponse contenant, des recommandations à proximité. L’idée était que les commerçants payent un abonnement (de l’ordre de 1 euro/jour) pour apparaitre sur ce site. Un projet auquel j’ai beaucoup cru, mais que je n’ai pas réussi à vendre et au bout d’un moment il a fallu l’abandonner
A l’opposé, l’idée du cityguide est accueillie avec un franc succès ! Malgré des tarifs plus élevés, le projet s’est très vite mis en œuvre et a été très bien accueilli. »

Il y a beaucoup de variables à la réussite d’un projet, le moment, les personnes à qui vous le présenter, la définition… Quentin m’a confirmé qu’il a pu être associé à de nombreux projets grâce à la notoriété de son blog Le Varois

Tu commences un blog parce que c’est un truc qui te fait kiffer. Et après c’est encore mieux si tu peux en tirer quelque chose.

Au début le bouche à oreille l’a vachement aidé pour le freelance, pour trouver ses premiers contrats et se lancer à se compte pour de bon ! Il n’a pas compté sur le blog, à ses débuts, pour lui permettre d’avoir de nouveaux clients ou partenaires. Aujourd’hui le blog lui sert de support et de vitrine pour son travail et sa notoriété. Il lui permet de travailler avec des entreprises qui ont des attentes prédéfinis et qui ont des attentes, qu’ils pensent que Quentin peut atteindre.

Ce blog lui a donc donné une certaine forme et légitimité. Tel que, aujourd’hui, Quentin donne aussi des cours à l’université. Il fait bosser ses élèves sur des exercices pratiques à travers les réseaux sociaux principalement. L’idée est de leur transmettre d’une manière ludique. Quentin trouve l’idée de la transmission très cool, c’est d’ailleurs ce qu’il apprécie le plus dans ce job. Cette fonction lui tient d’autant plus à cœur, que Quentin est fils d’enseignante, il a l’impression de cette manière de suivre les pas de sa mère, d’une certaine manière.

Petite anecdote : le blog Le Varois est tenu par un Ch’ti ! Comme quoi, c’est la preuve que rien n’est impossible Si un Ch’ti peut devenir l’un des meilleurs blogeurs varois, tout est permis.

Je souhaite finir sur cette petite anecdote, qui est bien sûr une plaisanterie, mais qui signifie beaucoup de choses. A travers le parcours de Quentin, j’ai compris qu’il est important de mettre faire sois même en sorte d’aller vers ce à quoi on aspire pour attirer ce qui nous ressemble.

Remerciements

J’ai beaucoup aimé discuter avec Quentin, d’abord car il a bossé sur tellement de projets supers intéressants! Aussi parce qu’on a tous les deux des origines du Nord Pas de Calais. Et oui Le Varois est tenu par un Ch’ti. En une heure de discussion, nous n’avons pas pu discuter de tous ces projets. Quentin est aussi engagé dans Les voix du web, il a été organisateur pour le start up weekend, et j’en passe. J’aime ce genre de profils touche à tout ! Un grand merci à Quentin pour sa confiance et sa patience, d’avoir donné à By a Frenchie une deuxième interview très intéressante et de qualité.